La descente

Descente

Comment ça marche ?

Le jeu est simple : aller le plus vite possible d’un point à un autre de la rivière. Seul sur la rivière - c’est une course contre la montre - il s’agit de bien choisir sa trajectoire en fonction des courants et des obstacles naturels que forment les rochers.

Il existe 2 types de courses : la descente "classique" d’une durée de 12 à 25 minutes, et la descente "sprint" d’une durée de 30 secondes à 2,30 minutes.

 

Kayak de descente - Photographe Eric Michel

 

En sensations...

…A fond la rivière. Amie ou ennemie ? Beaucoup de descendeurs se sont posés cette question à propos de la rivière sur laquelle ils allaient concourir. Certes, il faut être agressif, frapper l’eau avec la pagaie, lutter contre les rapides, couper les virages... Mais il faut aussi savoir glisser entre les vagues et les contre-courants, calculer son rythme de pagayage pour attaquer l’eau au sommet des vagues, relancer son bateau et le faire plonger dans l’écume au moment voulu...

Au départ d’une descente, vous ne pensez qu’ à une chose : réussir à prendre les trajectoires que vous croyez être les plus rapides, tout en exprimant au maximum vos capacités physiques, c’est-à-dire en pagayant... à fond. Le problème, c’est qu’à 190 battements de coeur par minute, on n’a plus une très grande lucidité.

Le tout en étant seul sur la rivière -avec le chronomètre qui tourne- à bord d’un bateau plutôt instable, très vif, taillé pour la vitesse, qui ne demande qu’à vous désarçonner à la première erreur. Mais pour peu que l’on ait bien préparé sa course et que l’on réussisse toutes ses "passes", le résultat sera au rendez-vous, et le plaisir qui va avec.

 

L'équipement :

Les bateaux de descente sont dotés d'une coque très étroite et instable leur conférant une grande vitesse mais peu de maniabilité. Les étraves fines (pointe avant) permettent de fendre les vagues.

K1 : Kayak Monoplace : Le pagayeur est assis et ses jambes sont allongées devant. Il pagaie avec une pagaie double. Les pieds appuient sur un cale-pied ce qui permet de diriger, de faire giter et de transmettre un maximum de puissance à l'embarcation. En descente, c'est l'embarcation la plus rapide.

C1 : Canoë Monoplace : Le pagayeur est à genou assis sur un "pouf" (environ 15 cm de haut). Il pagaie avec une pagaie simple. Il est calé grâce à des sangles et/ou des coques qui maintiennent ses genoux sur le fond de l'embarcation. Le céiste ne pagaie que d'un côté (pagaie simple) ce qui rend le déplacement très technique sans compter que l'embarcation est plus instable que le K1. Le C1 nécessite aussi de bons calages au niveau des hanches pour pouvoir giter.

C2 : Canoë Biplace : Même principe que le C1 mais en équipage. Les équipiers pagaient chacun d'un côté ce qui rend la navigation un peu moins difficile et augmente la stabilité. Le problème du C2 est sa longueur qui oblige les pagayeurs à beaucoup anticiper les trajectoires.